L'importance de la motivation dans les apprentissages

Si l'on apprend de ses échecs, la réussite se construit pas sur des réussites, aussi petites soient-elles. C'est le principe de base de la psychopédagogie positive. Ne pas croire en soi, en ses capacités à atteindre les objectifs fixés empêche de commencer, de passer à l'action et d’entreprendre. Or, beaucoup d'adolescent se trouve dans cette posture de manque de confiance et d'estime de soi.

 

Quels sont les facteurs bloquant la motivation ?

 

1. L'absence d'objectif

Quand on ne sait pas quoi faire ni pourquoi on fait ce qu’on fait, il est pratiquement impossible de s’y mettre.

 

 

2. Des méthodes de travail inappropriée

Quand on ne sait pas comment s’y prendre, par quel bout commencer, comment faire pour comprendre, mémoriser, retenir dans la durée, on est découragé. C'est ce qui se produit avec des méthodes inefficaces, qui ne prennent pas en compte les forces individuelles… voire inexistantes.

 

 

3. L'absence de plaisir

L’absence d'émotions positives telles que la joie ou l’enthousiasme associé aux apprentissage nuit beaucoup à la motivation de l'enfant ou l'adolescent (mais tout ceci est également valable pour un adulte en milieu professionnel).

 

"La joie d'apprendre est autant indispensable à l’intelligence que la respiration au coureur"

Maria Montessori

 

 

8 pistes pour débloquer la motivation

 

1. Poursuivre ses rêves

L’envie de faire ce que nous faisons au service de quelque chose qui a du sens et l’aspiration à se dépasser sur quelque chose qui compte sont des éléments clés de la motivation.

 

"Le seul endroit où vos rêves sont impossible, c'est dans votre tête"

R. Schuller

 

 

2. Se faire plaisir

Isabelle Pailleau et Audrey Akoun, fondatrice de la Fabrique à Bonheurs, écrivent : “Quand tu travailles, tu peux trouver du plaisir dans la matière elle-même. A défaut, tu peux trouver, même dans une matière que tu n’aimes pas, le plaisir de la réussite, le plaisir du travail accompli, la fierté des efforts que tu as fournis et le plaisir dans les progrès que tu fais.”

Ces conseils sont d’autant plus efficaces quand on prend le temps de remarquer ce travail, ces efforts... ces réussites ! Souligner les points positifs !

 

Les astuces de la praticienne en Psychopédagogie Positive :

Terminer chaque séance de travail par un récapitulatif des nouvelles choses apprises, des choses comprises, de la quantité d’exercices réussis… Stimuler le plaisir d’apprendre en variant les manières de travailler :

- Changer d’endroit,

- Imaginer des jeux,

- Travailler en créant des Mind Maps, des Sketchnotes, des Lap Books,

- Inventer des histoires avec des personnages historiques,

- Lire la biographie de certains mathématiciens ou autres savants,

- Voir les problèmes de maths comme des énigmes à résoudre ou des enquêtes policières…

 

3. Se faire confiance

Mais comment se faire confiance. Beaucoup dirons que cela est bien plus facile à dire qu'à faire... Se faire confiance passe surtout par se donner le droit à l’erreur.

 

Les astuces de la praticienne en Psychopédagogie Positive :

En pratique, cela peut passer par plusieurs points :

- Penser à la manière dont on a appris à marcher : on a essayé une première fois, on est tombé, on a réessayé et on est encore tombé, sans jamais se dire “c’est pas pour moi la marche, j’y arriverai jamais, j’ai la flemme”

- Être bienveillant envers soi-même, avec des affirmations positives à se répéter : “j’essaie toujours de faire de mon mieux, parfois j’y arrive, parfois je n’y arrive pas tout de suite, mais j’y arriverai plus tard”, “je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends”, “je peux apprendre à tout âge”...

- Adopter l’esprit de croissance : “je n’y arrive pas encore“, “je suis en développement tout au long de ma vie”

- S’inspirer de personnes célèbres dont les erreurs ont constitué les points de départ de leurs réussites (l’inventeur de la bêtise de Cambrai, l’inventeur du Carambar, Thomas Edison…)

 

 

"Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas."

Thomas Edison

 

La confiance en soi est un cercle vertueux : plus on réussit, plus on gagne en confiance en soi, plus on a envie de persévérer, plus on réussit…

 

4- Prendre conscience de ses forces

Les chercheurs en Psychologie Positive ont identifié 24 forces de caractère différentes, considérées comme des caractéristiques majeures qui déterminent le caractère de chacun (créativité, bravoure, persévérance, bonté, intelligence sociale, équité, modestie, maîtrise de soi, humour…). Une force est une valeur morale, définie par un trait de personnalité, une caractéristique psychologique qui peut être observée dans différentes situations et au fil du temps.

L’utilisation des forces de chacun des individus engendre de la vitalité, un bien-être psychologique, une progression plus rapide vers les buts à atteindre ainsi qu’une meilleure résilience après des événements stressants.

 

 

"Ces bénéfices importants démontrent bien les avantages de développer les forces plutôt que de placer l’emphase sur les faiblesses."

Julie Bazinet (Eduquer les enfants avec la psychologie positive)

 

Les astuces de la praticienne en Psychopédagogie Positive :

Il existe un test permettant de prendre conscience de ses forces. Ce test comporte 120 question et est fait en une vingtaine de minutes. Il est disponible ici : https://www.viacharacter.org/survey/account/register. Ce test permet d’établir un profil personnalisé des 24 forces, classées en fonction de leur importance. Les 5 premières forces peuvent être activées pour atteindre des objectifs avec plus de facilité, qu’ils soient scolaires ou non.

Ces forces sont comme des super pouvoirs qu’on peut activer et sur lesquels on peut s’appuyer en toutes circonstances. Plus on nourrit ces forces, plus la confiance en soi et la motivation augmentent.

 

5- Définir des objectifs

Il est nécessaire d’avoir un objectif, un but à atteindre, un rêve à réaliser, pour avoir la motivation de travailler. Plus on a des détails en tête sur ce qu’on veut atteindre, plus on a de chances de l’atteindre car l’inconscient a une direction vers laquelle tendre.

 

Les astuces de la praticienne en Psychopédagogie Positive :

Pour être efficace, il est nécessaire que l’objectif recouvre plusieurs facettes, il doit être S.M.A.R.T. :

- Spécifique, c'est-à-dire précis : dans quel contexte ? quand ? avec qui ? où ? quoi ? comment ?

- Mesurable, c'est-à-dire évaluable : avec des indicateurs : comment savoir que l’objectif est atteint ? quelles seront les sensations éprouvées ?

- Acceptable, c'est-à-dire bon pour soi : pourquoi la réalisation de l’objectif est importante pour moi, à un niveau existentiel, voire spirituel ?

- Réaliste, c'est-à-dire réalisable matériellement ou intellectuellement

- Temporellement définit, c'est-à-dire dépendant de l’action personnelle et pas de celle des autres : qu’est-ce que JE peux entreprendre ?

 

6- Adopter la méthode des petits pas

La méthode des petits pas (ou kaizen) repose sur le principe d’amélioration continue. Elle consiste à découper une grande taches en petites étapes faciles à réaliser.

 

Les astuces de la praticienne en Psychopédagogie Positive :

C’est par exemple apprendre par petits morceaux, varier les exercices et les matières.

 

7- Rechercher des encouragements

L’encouragement efficace stimule et insuffle du courage. C'est pourquoi il est important de s'encourager et de solliciter des encouragements positifs et bienveillants.

 

Les astuces de la praticienne en Psychopédagogie Positive :

Comment encourager ou s'auto-encourager ?

- En reconnaissant ce qui a été fait : le travail, les efforts, le processus : "Tu as fait des efforts qui portent leurs fruits !", "Que penses-tu de tout ce que tu as appris ?", "Cette note reflète tes efforts !"

- En décrivant objectivement, sans évaluer : "Je vois des couleurs/des formes", "ça me fait penser à…"

- En passant par un langage personnel : "Merci pour ton aide !", "J’apprécie ta coopération !"

- En incitant l’auto évaluation : "Qu’est-ce que tu en penses toi ?", "Qu’est-ce que tu ressens toi ?"

- En développant l’estime de soi : se sentir valorisé sans nécessiter l’approbation des autres, changer pour soi-même (plutôt que pour faire plaisir ou se conformer), avoir le sentiment d’avoir du pouvoir et de la maîtrise sur sa vie.

 

8- Développer son autonomie dans les apprentissages

Tous les points cité précédemment permettent de développer son autonomie par un gain de confiance en soi.

 

Tous ces points sont abordés, un à un, dans mes accompagnement en psychopédagogie Positive, grâce à la mise en place d'un parcours de motivation en plusieurs étapes. Un carnet de bord permet un suivi structure des différentes étapes, pas à pas.

 

 

 

Si cet article vous a plu, n'hésitez pas à le partager !

 

________

 

Pour en savoir plus sur l’approche globale de la psychopédagogie positive, Tête-Coeur-Corps, et comprendre concrètement les bénéfices de la gestion mentale, de la gestion des émotions, du sommeil, du sport et de la nutrition dans les apprentissages, n’hésitez pas à prendre contact avec moi :

 

https://www.lespetitspasdenthalpie.com/

 

 

https://www.facebook.com/lespetitspasdenthalpie/

 

 

Pour aller plus loin :

Apprendre Autrement avec la Pédagogie Positive - Isabelle Pailleau et Audrey Akoun

Eduquer les enfants avec la psychologie positive - Julie Bazinet

Keep Calm et réussit tes examens - Isabelle Pailleau et Audrey Akoun

Partager sur facebook
Partager sur Twitter
Partager sur LinkedIn
Partager sur Pinterest
Partager sur Google
Please reload

Posts récents

Please reload

Posts à l'affiche

Les 4 accords Toltèques appliqués aux enfants

August 8, 2019

1/6
Please reload

Marina Failliot-Laloux

Praticienne en Psychopédagogie Positive

  • Facebook Les petits Pas d'Enthalpie
  • LinkedIn Les petits Pas d'Enthalpie
  • Insta Les Petits Pas d'Enthalpie

© 2019 par Marina Failliot-Laloux,

Praticienne en Psychopédagogie Positive

Tel: 06.51.32.98.49