La théorie des familles des émotions

Chaque émotion est utile
 

Les émotions et leur expression ont été programmées dans le cerveau humain par l’évolution. Le but des émotions est de maintenir le corps et le psychisme dans son intégrité. La colère sert à nous défendre si nous sommes agressés et à demander quand nous avons besoin. La peur sert à nous prévenir d'un danger qui nous menace. La tristesse sert à résoudre les manques et les pertes. La joie est l'expression de la satisfaction de nos besoins.

Quand nous ressentons ces sentiments à l'âge adulte, nous retrouvons des émotions de la petite enfance. Si toutes ces émotions circulent en nous de façon fluide et si nous savons les résoudre, il n'y a alors aucun problème, car nous nous adaptons en permanence à la vie qui passe. En fait, c'est très rarement le cas, nous sommes souvent "coincés dans des émotions qui nous perturbent.

 

Des manifestations complexes
 

L’expression d’une émotion est universelle. Elle ne dépend ni de la race ni de la culture : un sourire ou un froncement de sourcils auront la même signification partout dans le monde.
 

Les émotions déclenchent principalement des mimiques du visage qui jouent un rôle majeur dans la communication, y compris chez le nourrisson qui exprime parfaitement ses émotions par ce seul moyen. D'autres manifestations existent également comme une rougeur ou une pâleur du visage, une dilatation ou un resserrement des pupilles, une salivation ou une bouche sèche, une modification de la voix, des rires ou encore des larmes. Au niveau du reste du corps, les émotions peuvent également se manifester par une attitude de combat, de fuite ou de soumission, une modification des rythmes respiratoire et cardiaque et le redressement des poils.

Certaines émotions peuvent être dissimulées sous le contrôle du lobe frontal du cerveau. Ne pas montrer sa peur ou sa colère, un exercice impossible chez le jeune enfant, est une manière de faire face à un danger en émettant vers l’autre un message de force.

À l’inverse, l’art des comédiens est de recréer l’expression d’une émotion aussi bien sur le visage que par l’attitude corporelle. L’un des moyens d’y parvenir est de retrouver en soi des situations qui reproduisent la situation émotionnelle recherchée.

 

Les émotions primaires

 

Les psychologues reconnaissent de 4 à 6 émotions primaires, dont la variété de mélanges est infinie et vient se greffer sur le caractère ou la personnalité de chacun. Je décrirai ici 5 émotions primaires, rendues célèbres par le film d'animation "vice versa" :

 

 

La joie nous aide à créer des liens avec les autres. Ainsi elle se retrouve dans la catégorie des "émotions expansives" (tout comme la colère). La joie peut se manifester de différentes façons, les plus fréquentes étant la tendresse, la sensualité et l’érotisme. Si nous gérons bien la joie, nous pourrons alors atteindre la sérénité et la plénitude. Cependant, si nous ne savons pas bien la manier, la tristesse, l’euphorie ou la frustration feront leur apparition.

 

La tristesse fait partie du groupe des "émotions de repli" et elle est considérée comme la plus réfléchie de toutes. Elle fait toujours référence à une chose qui s’est produite dans le passé et son rôle est de nous aider à prendre conscience d’une chose, d’une situation ou d’une personne que nous avons perdue ou qui nous manque. La tristesse nous permet également de nous libérer de ce qui ne nous appartient pas ou qui nous fait du mal. Enfin, la tristesse permet aux personnes qui nous entourent de nous accompagner, en nous évitant de devenir trop vulnérables ou dépendants.

 

La colère est la seconde "émotion expansive". C’est une émotion impulsive, et un moyen de se débarrasser d’un poids, de se libérer de ce qui nous gêne, de ce que nous croyons injuste ou de ce qui nous fait mal. La colère implique une surcharge d’énergie, qui nous aide parfois à réaliser ce que nous aimons. Ainsi, elle ne doit pas toujours être considérée comme “négative”. Cependant, si l’on exprime la colère à l’extrême, celle-ci deviendra un problème de plus, au lieu de nous aider à résoudre la situation.

 

 

La peur est, comme la tristesse, une "émotion de repli”. Elle fait partie du groupe des émotions réfléchies et son rôle est de nous avertir de la présence imminente d’un danger, autrement dit, elle nous prépare à le recevoir et peut nous causer des difficultés. Elle permet également d’évaluer notre capacité à affronter des situations que l’on perçoit comme menaçantes. Si l’on apprenait d’abord à connaître, puis à gérer la peur ensuite, nous réagirions avec prudence et nous nous éloignerions de la panique, de la phobie ou de l’imprudence.

 

 

Le dégoût traduit une réponse de rejet vis à vis de quelque chose d'offensant, de désagréable. Il est considéré comme une émotion gardienne à la fois de l'intégrité du corps (physique) et de l'esprit (moral). Le dégoût physique passe par les sens et se distingue du dégoût moral qui, lui, serait ressenti après observation et évaluation d'une situation de transgression morale permettant à l'individu de s'écarter de personnes agissant de façon contraire à ses valeurs ou aux normes morales. Tout se passe comme si le dégoût, en agissant tel un signal, nous permettait de distinguer le bon du mauvais, le bien du mal.


Les émotions secondaires

 

Les émotions secondaires, dites également complexes ou mixtes, proviendraient d’une combinaison des émotions de base. Elles ne sont pas universelles et se distinguent par leur caractère temporel durable et par leur apparition qui n’est généralement pas liée à un événement unique et imprévu.

Il existe plusieurs théories sur les émotions secondaires. Plutchik se base sur l’approche évolutionniste et dit que les émotions secondaires sont des mélanges de deux autres émotions primaires. Il a proposé un modèle multidimensionnel intéressant pour caractériser et classer les émotions primaires et secondaires.

Oatley et Johnson-Laird, se basent sur l’approche cognitiviste pour énoncer qu’une émotion secondaire est la combinaison d’une émotion de base et de représentations mentales.

 

Pour Damasio, les émotions secondaires se mettent en place à l’âge adulte, sur la base des émotions primaires que possède l’enfant et à partir des expériences de la vie.

 

 

 

 

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Sources :

http://www.lecorpshumain.fr/corpshumain/3-emotions.html

http://mhd-formation.com/theorie-familles-demotions/

https://nospensees.fr/peur-colere-joie-tristesse-decouvrez-4-emotions-primaires-de-letre-humain/

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Marina Failliot-Laloux

Praticienne en Psychopédagogie Positive

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© 2019 par Marina Failliot-Laloux,

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